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Bilan des résultats de Cérès obtenus au jour 10 par Thomas Pesquet

jeudi 30 mars 2017, par Christophe Miguet

Ultime bilan des résultats expérimentaux effectués par Thomas Pesquet dans l’ISS. Vous découvrirez dans ce bilan les enjeux importants que représentent la germination et la croissance des plantes dans l’espace.
Un immense merci à vous toutes et tous qui ont fait que ce projet a été une superbe réussite.


BILAN : Ce 10ème jour marque la fin de l’expérience. Pour poursuivre leur développement, les plantules qui ne montrent encore pas de fragilisation de leurs appareils aériens et racinaires (essentiellement les radis) auraient besoin d’être transférées sur un milieu nutritif plus riche pour compenser l’épuisement des réserves de matière organique des cotylédons de la graine et le manque de substances minérales, absentes du milieu. Un substrat riche en éléments nutritifs tel que ceux utilisés en cultures hors sol sur Terre pourrait être envisagé dans l’ISS, à l’image des supports utilisés pour les salades de Thomas et ses coéquipiers dans le module Veggie. Mais cela est une autre histoire que la nôtre, une autre démarche que celle qui nous a permis d’obtenir des réponses très intéressantes à la problématique initiale. Les directions de croissance et la morphogenèse des plantules en germination sont-elles affectées par l’absence de pesanteur ? Oui, nous pouvons désormais le dire en précisant cependant que lorsqu’une direction aléatoire de développement est initiée au niveau des graines en germination, elle est conservée durant le reste de son développement à l’échelle d’une dizaine de jours. Il est probable qu’au- delà de la durée de cette expérience, la micropesanteur finirait malgré tout par exercer ses effets sur les plantules plus volumineuses. Pour ce qui est de la morphogenèse, elle correspond dans ses grandes règles à ce que le programme génétique de chaque espèce - issu de millions d’années d’évolution sous l’influence de la sélection naturelle mais aussi de techniques de sélection plus anthropiques – produit lors de son expression sur Terre. Nous observons une tige et des feuilles respectant l’organisation de celles s’étant développées sur Terre et des racines pivots avec des ramifications secondaires associées à un fort développement de poils absorbants chez le radis et la moutarde, comme cela se produit dans nos expériences témoins. En maintenant l’appareil racinaire fixé dans un substrat nutritif et en éclairant la partie aérienne chlorophylliennes des plantules avec les longueurs d’ondes les plus efficaces (rouge et bleue), il est donc possible de cultiver des végétaux dans une station spatiale, à 450 km de la surface terrestre et pourquoi pas sous serre à la surface de Mars !
Les laitues consommées par les astronautes en témoignent déjà. Seul problème : l’espace nécessaire pour cultiver à une échelle suffisante permettant une certaine autonomie alimentaire des équipages...

APH de la NASA {PNG}L’APH, futur espace de culture nettement plus volumineux que Veggie montre que les professionnels de l’espace sont sur la bonne voie !

L’installation APH pour l’habitat des plantes (Habitat des plantes) est une installation entièrement automatisée qui sera utilisée pour effectuer des recherches sur les biosciences des plantes sur la Station spatiale internationale (ISS).
L’APH occupera la moitié inférieure du rack EXpedite de PRocessing of Experiments to Space Station (EXPRESS) et deux tiroirs ISIS (International Subrack Interface Standard), fournissant une grande chambre fermée et contrôlée par l’environnement. Bientôt installée dans
l’ISS ?
Développeur (s) de l’APH.
NASA Kennedy Space Center, Cap Canaveral, FL, États-Unis Orbital Technologies Corporation, Madison, WI, États-Unis