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Des graines de radis dans l’espace...

vendredi 15 avril 2016, par Frédéric Hélias, Jean-Luc Pernette

Trois élèves de première scientifique, Hugo ANTONINI, Thomas CHAREWICZ, et Guillaume LABILLE, ont courageusement porté les couleurs du Lycée Léon Blum au concours « FAITES LA SCIENCE » qui se déroulait à Dijon, à la Faculté des Sciences de l’Université de Bourgogne.

Trois élèves de première scientifique, Hugo ANTONINI, Thomas CHAREWICZ, et Guillaume LABILLE, ont courageusement porté les couleurs du Lycée Léon Blum au concours « FAITES LA SCIENCE » qui se déroulait à Dijon, à la Faculté des Sciences de l’Université de Bourgogne.

L’équipe pédagogique (M.JL Andrejewski, M. S. Fortin, M. F. Hélias) avait inscrit cette équipe, anticipant le fait que leur travail de grande qualité (et en quantité non négligeable sur le temps extra-scolaire !) serait probablement récompensé : il avait vu juste puisque ces élèves ont décroché le troisième Prix du Jury !

C’est le printemps et l’époque des semis ; leurs travaux portaient justement sur le développement des graines de radis, mais avec une quantité de lumière limitée à l’éclairage artificiel ambiant, seul disponible à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS). Les saisons passent très vite, et on se souvient qu’à l’automne dernier, ces élèves avaient soumis leur projet dans le cadre des Travaux Personnels Encadrés (TPE = épreuve anticipée du Baccalauréat pour les classes de première générale) aux ingénieurs du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) à Toulouse. Avec leurs conseils et les restrictions relatives à la sécurité, nos (futurs ?) jeunes ingénieurs (en tous cas ils sont bien en classe de Sciences de l’Ingénieur au lycée Léon Blum !) ont donc installé dans une armoire, différentes sources d’éclairage permettant de déterminer quelles longueurs d’onde étaient les plus favorables à la croissance des jeunes plants de radis.

Une autre équipe (David LATROUPE, Emeric MATHIVET et Maxime SORBARA) s’était penchée sur le problème de l’irrigation, tandis que d’autres élèves encore, de classe de seconde aéronautique -encadrés par leurs professeurs de Sciences et Vie de la Terre et de l’Ingénieur, messieurs MIGUET et FORTIN respectivement- avaient consacré leurs réflexions à la meilleure façon de maintenir ces graines lors du décollage de la fusée, puis de permettre leur développement en apesanteur.

Ce projet, appelé CERES (les ingénieurs du CNES sont friands de références mythologiques), pourrait, si tout se passe bien, être embarqué à bord de l’ISS, pour être initié puis photographié par le spationaute français Thomas PESQUET lors de son prochain vol planifié de décembre 2016 à juin 2017.

A Dijon, les directeurs de différents laboratoires de la Faculté des Sciences, et les inspecteurs de l’Education Nationale composant le jury, semblent avoir apprécié et n’ont pas manqué de poser de nombreuses questions. Tout comme ils l’ont fait d’ailleurs à deux autres équipes creusotine, celle des collégiens de la « Croix-Menée » et du « Centre » qui participaient quant à eux (même lieu, même moment) au concours Les Sciences C’GENIAL !

Ces deux concours, FAITES LA SCIENCE et C’GENIAL, ont pour but de susciter des vocations scientifiques chez les jeunes élèves français afin d’assurer la relève pour notre industrie et pour notre recherche. C’est d’ailleurs grâce aux efforts de Monsieur O. BEYA, que C’GENIAL s’était déroulé l’année dernière au Creusot ; et cette année à Dijon.

Prochain cap à franchir début juin 2016 pour les élèves de seconde du projet CERES : l’implantation des graines de radis dans leur support au laboratoire GMBS de Toulouse sous le contrôle du CNES, avec pour objectif le départ vers les USA en attendant le décollage vers l’ISS au mois de décembre ; seule ombre au tableau pour l’instant, les certificats phytosanitaires des graines garantissant leur innocuité pour les spationautes de l’ISS.... Les conditions imposées par la NASA sont draconiennes, et tous espèrent que les graines VILMORIN achetées chez DELBARD au Creusot finiront bien par s’épanouir en orbite à 400 kilomètres d’altitude au dessus de nos jardins !

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